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Préservation

Rédigé le Jeudi 8 Décembre 2016 à 14:08 |


Du latin praeservare : Garantir quelqu’un ou quelque chose d’un mal qui pourrait lui arriver.


Défendre ce site en tant qu'espace vert :

Avec ses 24,5 ha, le Champ-de-Mars est l'un des plus grands espaces verts de Paris. Planté de nombreux arbres remarquables, ce parc non clos, accessible de jour comme de nuit, se situe sur l'une des plus belles perspectives de la capitale.

En 1889, l'architecte Jean Camille Formigé dessine les plans de ce jardin public. Depuis plus d'un siècle, le Champ-de-Mars rime pour les parisiens avec nature, promenade bucolique, détente et relaxation, convivialité et partage. 

Plus que jamais, cette dimension d'espace vert correspond à une véritable attente des Français et des Parisiens. Selon une étude de l'Unep, réalisée en partenariat avec Ipsos :
- 7 Français sur 10 choisissent leur lieu de vie en fonction de la présence d’espaces verts à proximité de leur habitation.
- Près d’1 sur 3 estime que les budgets consacrés par les élus aux espaces verts sont insuffisants
- Plus d’1 sur 2 réclame que soit instaurée l’obligation d’un pourcentage minimum d’espaces verts dans les projets immobiliers et commerciaux.
- Que ce soit de façon périodique ou quotidienne, 3 Français sur 4 fréquentent les espaces verts de leur commune
- La création d'espaces verts ressort comme devant être la priorité numéro un des villes ( devant la création de crèches et d'équipements sportifs !).
- Le jardin est perçu comme la deuxième pièce à vivre la plus importante.
- 46 % des Français vont dans un espace vert pour se relaxer, et 27 % pour faire jouer leurs enfants et 20 % des Français qui fréquentent les espaces verts tous les jours en profitent pour promener leur chien.

Le Champ-de-Mars est donc, avant tout, un poumon vert vital pour la capitale.

Notre association milite pour que la dimension d'espace vert du Champ-de-Mars reste la première des priorités de ce site.

Défendre ce site en tant qu'emblème national et haut lieu patrimonial, culturel et touristique :

Le Champ-de-Mars est un site classé par l'Unesco. Sa dimension culturelle et patrimoniale est évidente : Du palais de Chaillot jusqu'à l'avenue de Breteuil, le Champ-de-Mars englobe les jardins du Trocadéro, la tour Eiffel, l'école militaire, l'Unesco.

Des lieux chargés d'histoire, des monuments classés, et surtout la tour Eiffel, qui est devenu pour l'éternité un des grands symboles de la France.
La tour Eiffel n'est pas seulement l'un des monuments les plus connus au monde, c'est aussi le monument, payant, le plus visité de la planète.

La qualité d'accueil, l'entretien du site, sa beauté esthétique, finalement l'expérience offerte aux visiteurs est donc un enjeu majeur pour l'image de Paris  et  de la France.

Les aménagements et la gestion du Champ-de-Mars doivent prendre en compte la dimension culturelle et patrimoniale du site et donc son histoire.

Refuser le déclassement et la dégradation de ce site unique :

Préservation
Avec 21 millions de visiteurs par an, le site prestigieux du Champ de Mars semble oublié des pouvoirs publics depuis la fin des années 1980. Ce site qui accueille notamment la tour Eiffel, monument payant le plus visité au monde, n'est pas seulement une vitrine pour Paris, mais aussi pour la France. En 30 ans, la réalité des usages, l'importance du nombre visiteurs ont largement évolué. Mais ces évolutions n'ont pas été prises en compte par les pouvoirs publics.

Nous demandons, par exemple, depuis plusieurs années, l'installation de toilettes supplémentaires, pour offrir une infrastructure d'accueil digne de ce nom, pour les touristes.

La question de la sécurité est un sujet majeur :
Depuis plusieurs années, le site s'apparente à une zone de non-droit, où prospèrent vendeurs à la sauvette et arnaques en tous genres (fausses pétitions, jeux de Bento ...). Souvent, derrière ces petits trafics apparents se cachent de véritables réseaux du crime organisé.

Le Champ-de-Mars est aussi régulièrement le théâtre de faits divers sordides, comme en septembre 2016, avec un viol d'une rare violence.

Depuis plusieurs années, notre association demande la mise en place d'une police de proximité assurant des rondes visibles. Le début de déploiement de la vidéosurveillance est donc une première victoire pour notre association.

Cet enjeu de la sécurité est incontournable dans un contexte d'état d'urgence et de risque terroriste.

La question de la propreté est également posée :
Au-delà de la prolifération des rats, le ramassage de plusieurs tonnes de déchets est un véritable enjeu pour la collectivité. L'incivilité a parfois des conséquences dramatiques. Ainsi, les capsules de bouteilles impossibles à ramasser détériorent dramatiquement les pelouses. Dès que les beaux jours reviennent, les pique-niques sauvages et manifestations diverses, transforment les pelouses en décharge à ciel ouvert. De même, les nombreuses poubelles disséminées sur le site sont régulièrement saturées.
Les services de nettoyage de la mairie de Paris sont souvent dépassés par l'ampleur du problème.
Les conséquences pour l'image de Paris et de la France sont désastreuses.

L'entretien des infrastructures existantes n'est plus assuré :
Force est de constater que depuis près de cinq ans, les fontaines du plateau Joffre ne sont plus en eau. De même, le bassin de la place Jacques Rueff, en plein milieu du Champ-de-Mars n'a pas été remis en service depuis la fin de la fan zone de l'euro 2016.

Force est de constater que les sols du site ne sont plus entretenus. Depuis combien d'années le sol des allées a-t-il été refait ? Le revêtement qui est le même aux Tuileries et au jardin du Luxembourg, c'est-à-dire un sol en sable stabilisé, doit régulièrement être entretenu. Pourquoi les moyens engagés au Champ-de-Mars ne sont-ils pas les mêmes qu'au jardin des Tuileries ou du Luxembourg ?
Sur cette question de l'entretien des sols, la gestion apparaît chaotique. Ainsi, le plateau Joffre a fait l'objet d'une réfection qui a coûté à la collectivité plusieurs millions d'euros. Mais les travaux se sont achevés six mois avant le début de la fan zone. La mise en place du village de la fan zone sur cet espace, le montage d'infrastructures extrêmement lourdes (construction de plusieurs étages) ont nécessité de creuser de véritables fondations de plusieurs mètres dans le sol. En parallèle, pour des raisons d'esthétique et de poussière, des copeaux de bois ont été disséminés sur l'ensemble du site. S'ils ont littéralement détruit les pelouses, ils n'ont pas été sans conséquences sur ce sol stabilisé, récemment remis à neuf ...